OBSERVATOIRE MARCHE DE LA TELEPHONIE FIXE
L’offre du service de la téléphonie fixe et la gestion des cabines téléphoniques sont sous le monopole de l’opérateur historique en l’occurrence, la Société Centrafricaine des Télécommunications (SOCATEL).
Ce marché est en perte de vitesse depuis la libéralisation du marché de la téléphonie mobile et des services à valeur ajoutée.
Le pays compte actuellement 9.000 lignes fixes installées avec entre 5.000 à 6.000 lignes en fonctionnement pour près de 4 millions d’habitants et pour une capacité de raccordement qui se limite à 12.000 lignes.
La croissance de la téléphonie fixe est très faible avec 20 nouvelles lignes par mois. La clientèle est majoritairement professionnelle.
De plus, la Capitale Bangui détient 97% de lignes installées avec près de 8750 lignes. On compte 200 lignes à Berberati et quelques lignes pour les préfectures et sous préfectures des autres villes.
En effet, la morosité du marché de la téléphonie fixe résulte des multiples difficultés auxquelles la SOCATEL fait face et se caractérise par un taux de pénétration qui ne dépasse pas (%) depuis plus de 5 ans et une Télédensité nationale (nombre de lignes téléphoniques/1000 habitants) de 0,03 en 2006 . Ce qui est largement en deçà de la moyenne africaine qui est de 2,62 pour 1000 habitants.
Cependant, le gestion des cabines téléphoniques qui reste encore sous monopole est une niche très rentable et représente une part importante dans le chiffre d’affaires de cet opérateur.
Il faut également signaler que la SOCATEL ambitionne se lancer prochainement sur le marché du GSM. C’est pour réaliser cette ambition qu’elle travaille activement en partenariat avec une firme chinoise, depuis 2006.