OBSERVATOIRE DU MARCHE DE LA TELEPHONIE MOBILE
| OBSERVATOIRE 2007 | OBSERVATOIRE 2008 | ||
Le marché centrafricain de la téléphonie mobile se caractérise par une forte concurrence entre les différents opérateurs. Le potentiel de ce marché attire de nombreux investisseurs privés. C’est ainsi qu’on a enregistré l’entrée successive des opérateurs tels que :
L’environnement concurrentiel a fortement contribué à la baisse substantielle du coût des appels locaux et internationaux ainsi que le coût d’accès aux réseaux (acquisition d’une carte SIM). En effet, le coût moyen d’un appel national a baissé de 64 FCFA entre 2004 et 2007, passant de 197 FCFA à 133 FCFA. Tandis que le coût moyen d’un appel international qui était de 640 FCFA en 2004 est passé à 330 FCFA en 2007 soit une baisse de près de 50%. Le coût d’accès aux réseaux de la téléphonie mobile a également subi une forte baisse. De 13.500 FCFA en 2004, le tarif moyen d’un abonnement au service prépayé a chuté de 78 % pour atteindre 3.000 FCFA en 2007. Quant à l’abonnement au service post-payé, le coût est resté stable à 15.000 FCFA depuis 2004 car, durant toute cette période, il n’y a qu’un seul opérateur qui propose ce service. En outre, l’achat d’une carte des recharges est à la portée de toutes les bourses. Désormais il est possibilité d’acheter un coupon de rechargement pour 500 FCFA ou de faire de transfert de crédit à partir de 100 FCFA.
Les effets induits par cet environnement concurrentiel ont eu des résultats positifs sur la progression du parc d’abonnés. En effet en 2004, on comptait à peine 60.000 abonnés (prépayés et post-payés). Ce nombre a quasiment été multiplié par 5, atteignant plus de 284.000 abonnés en 2007. La croissance annuelle du nombre d’abonnés, quant à elle, se situe à près de 70% depuis 3 ans, alors que le taux de pénétration se positionne à environ 7% en 2007, pour une population de plus 4 millions d’habitants.
Cette progression s’est confirmée au 1 er trimestre 2008. En effet, on a enregistré l’augmentation 337.000 nouveaux abonnés, entre le 1 er trimestre 2007 et le 1 er trimestre 2008. faisant passer le nombre d’abonnés de 192.220 à 534.100 sur la même période, soit une progression de près de 171%. Le taux de pénétration a également connu une hausse au 1 er trimestre 2008 en atteignant 12% de la population. Le nombre d’abonnés actifs se situe à, en moyenne, 75%.
La compétitivité de ce marché s’explique par l’entrée de plusieurs opérateurs sur ce marché. En 3 ans, on a enregistré l’entrée successive de trois opérateurs (Nationlink en 2004, Moov en 2005 et Orange en 2007). Au lancement d’activités, chaque opérateur met en place des stratégies commerciales non seulement pour débaucher une partie de la clientèle des concurrents, mais aussi, pour attirer les clients potentiels, en proposant des services à des prix compétitifs. L’enjeu est de se positionner comme leader de ce marché.
Par ailleurs, le faible taux de pénétration mobile et un fort taux de croissance du nombre d’abonnés affichés depuis 3 ans, indiquent l’énorme potentiel de ce segment de marché et permettent d’envisager un avenir plus radieux à court et à moyen termes.
Ainsi, au rythme actuel, le nombre d’abonnés au téléphone mobile pourrait-il de dépasser la barre d’un million cinq cent mille, à l’orée 2010 et avec une couverture de la population qui avoisinerait 50%. L’ARPU devrait connaitre également une hausse, tant est que la stabilisation du climat politique devra encourager le retour des investisseurs. Ce qui pourra entraîner la relance de l’économie et donc l’augmentation du pouvoir d’achat des consommateurs.